Retour Les BROSSARD   d’ Amailloux  De mémoires  d' hommes




13 mars 1793 :

commencement de « la guerre de Vendée »

Nuit du 28 au 29 juin 1793 :

attaque nocturne de Parthenay par Westermann

Samedi 29 juin 1793 :

La Rochejacquelein rejoint Lescure à Amailloux 
(bourg entre Bressuire et Parthenay)
 où avait été formé un petit
camp de paysans pour garantir le pays.

- Il y avait trois à quatre cents hommes. -

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Lundi 1er juillet 1793, dans la matinée : 

Venant de Parthenay, Westermann met le feu au village d’Amailloux après l’avoir livré au pillage.

C’est le premier village qui a été brûlé au cours de ces troubles.

       Dans la soirée de ce même lundi 1er juillet 1793   (après avoir traversé les chemins creux couverts, les gorges et les bois, s’être enfoncé dans les bois jusqu’au col : dixit Westermann) il arrive au château de Clisson à Boismé et y met le feu le mardi 2 juillet au matin. Il continue sa marche en direction de Bressuire puis de Châtillon sur Sèvre.

                 Des dates qui vont transformer la vie de beaucoup de gens et surtout celle de ces deux garçons en larmes, assis sur les marches de l’église d’Amailloux en ce matin du lundi 1er juillet 1793. Ils se retrouvent seuls, tout le village est parti se cacher dans les bois à l’annonce de l’arrivée des « Bleus ».

 Deux soldats, les éclaireurs des 1.500 hommes qui suivent, les découvrent.

        - Que va-t-on en faire ? dit l’un des soldats

        - A quoi bon les tuer, ils ne sont pas dangereux, dit l’autre   (ils n’étaient pas alors aussi cruels qu’ils le devinrent)

        - Cachez-vous dans les herbes, au fond du cimetière. (aujourd’hui la place qui se trouve au chevet de l’église)

        Ces deux garçons étaient :

        Antoine BROSSARD, il avait 10 ans. Il fut le grand-père de Marie Madeleine BROSSARD qui épousa Joseph GELIN et de Jules Emmanuel BROSSARD qui épousa  Lucie CARTIER

        Pierre Louis BROSSARD, 4 ans, son frère. Il fut le père de la « tantine » qui éleva Marie Madeleine BROSSARD.

        Les « Bleus » partis, la population revient très rapidement pour éteindre les incendies.

       Seuls échappent au feu l’église et le presbytère, une partie du château et un vieux logis.

        Les parents retrouvent leurs deux enfants tout apeurés. Ils ramassent, sur une charrette à bras, ce qu’ils ont pu récupérer, et partent vers Airvault où ils ne restent que deux ou trois jours avant de revenir vers la Boissière-Thouarsaise  (aujourd’hui Lageon).

        Que devinrent-ils après ?…

        Par l’acte de mariage de Pierre Louis, en date du 25 juillet 1826, nous savons, sans plus, que leur père, Antoine, est décédé « pendant les troubles de la révolution », et que pour leur mère, Louise BIGUET, « il est dans l’impossibilité de rapporter l’acte de décès vu qu’il ne connaît pas le lieu de son dernier domicile »

       La famille est donc dispersée et nous retrouvons les deux enfants en 1808, Pierre Louis au Tallud au moment de son incorporation dans les armées de l’Empire et Antoine à St Pardoux.

      Les deux enfants ont appris à lire et à écrire très correctement, leur signature en témoigne.

      La signature de Pierre Louis est très particulière par sa calligraphie et surtout par les trois points qu’il incorpore dans celle-ci. La signature triponctuée, particulière à cette époque,  « est un témoignage de son affirmation, avec force, publiquement et sans crainte, qu’il adhère aux idées nouvelles du début du 19ème siècle »

       Ils apprennent également le métier de tourneur en bois. Pierre Louis l’incorpore dans sa signature lors de la déclaration de naissance de sa fille Jeanne le 1er juillet 1827.

      Tous les deux ont assuré, en même temps que leur travail de tourneur, l’enseignement de la lecture et de l’écriture aux enfants de leurs contemporains.

       Antoine est instituteur à « La Lussière » de st Pardoux.

       Pierre Louis, à son retour (en 1815) de son long voyage à travers l’Europe enseigne d’abord à « l’Etablerie » d’Azay sur Thouet puis à « la Braudière » du Tallud où il exerçe aussi les fonctions de Garde Champêtre.
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De tous les châteaux qui jalonnaient la commune, seuls

«Tennessus » et « Fougerit »

sont encore visibles.

Des autres, il ne reste que des ruines et quelques vestiges

 

De l’incendie allumé par les troupes
 de westerman, seuls échappèrent au feu : 
L’église et le presbytère, une partie du château
 et un vieux logis qui a survécu avec sa façade à pans de bois et son élégante porte du 15 ème siècle

- aujourd’hui la mairie -

 

Document de la famille Brossard reproduit avec l'aimable autorisation de Mr.Jean Audebrand  de la Chapelle St.Laurent

Dans vos familles si vous avez des souvenirs familiaux comme mr. Audebrand,
 faites-en profiter les Amaliens d'aujourd'hui !..  
pierre@pouit.net 
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